Riassunto
M.FILERIN : N'avez vous point de honte, Messieurs, de montrer si peu de prudence ?...Je n'en parle pas pour mon intérêt ; car, Dieu merci, j'ai déjà établi mes petites affaires. Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il grêle, ceux qui sont morts sont morts, et j'ai de quoi me passer des vivants ; mais enfin toutes ces disputes ne valent rien pour la médecine. Puisque le Ciel nous fait la grâce que, depuis tant de siècles, on demeure infatué de nous, ne désabusons point les hommes, profitons de leur sottise le plus doucement que nous pourrons et soyons de concert auprès des malades pour nous attribuer les heureux succès de la maladie, et rejeter sur la nature toutes les bévues de notre art.
Dalla quarta di copertina
Quatre comédies où pleuvent les coups, quatre farces où les masques passent de mains en mains. Il ne s'agit plus, pour Molière, de dénoncer l'hypocrisie mais d'en savourer le fumet : résignation burlesque à une vanité qui n'épargne personne. À quelle bizarre maxime peuvent bien obéir des personnages comme Scapin ou Sbrigani ? Escrocs de haute moralité, ces coquins-là n'agissent jamais par intérêt. Dans Monsieur de Pourceaugnac, Sbrigani, «homme d'intrigue», roule impitoyablement, de manière désintéressée et pour le compte d'un amoureux, un paysan qui prétend épouser une jeune fille. Dans Les Fourberies, Scapin extorque malicieusement de l'argent à deux vieillards¿ pour le remettre à son maître. Sagesse du pitre qui n'ignore plus que les intrigues, de bourses ou de cœurs, ne se nouent qu'à la faveur de l'ennui et ne se jouent que pour y échapper. Spadassins imaginaires, médecin habilité à coups de bâtons¿ Molière débusque un monde où titres et fonctions ne sont que le prolongement de la farce par d'autres moyens.
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