Camp de jales (1 risultati)

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    soft cover. Condizione: fine. first edition. In-4° broché en feuilles non massicotées en état de parution, 3 pages. C'est le 11 juillet 1790, au château du comte du Roure à Banne, que les membres des conseils municipaux des communes voisines demandent que l'Assemblée constituante soit chargée d'organiser un rassemblement des gardes nationaux. Le 18 août, à l'appel de Louis Bastide de Malbos, maire de Berrias, commune sur laquelle est implantée la Commanderie de Jalès, se réunissent 15 000 à 20 000 gardes nationaux et plusieurs milliers de catholiques en réponse aux événements survenus à Nîmes, où des protestants, majoritairement favorables aux idées progressistes massacrèrent des catholiques. Ce rassemblement pouvait passer pour une fête locale à l'image de la célébration dite Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 à Paris. Rivière de Larque, procureur syndic de Largentière, tente de tirer un avantage politique de cette manifestation. Il y eut peut-être quiproquo entre ceux qui venaient défendre la religion catholique et ceux qui voulaient fêter les idées nouvelles ?[réf. nécessaire Une messe est célébrée. Certains veulent marcher sur Nîmes, mais cette éventualité est écartée par les organisateurs. Toutes les villes de l'Ardèche méridionale y étaient représentées à l'exception de Joyeuse. Cependant, après le départ des gardes, certains s'organisent et leurs officiers se proclament état-major ou comité militaire d'une armée fédérée. Cette démarche est déclarée inconstitutionnelle par l'Assemblée nationale à la demande du Directoire du département de l'Ardèche (proclamation du 26 août 1790) dans un décret du 7 septembre 1790 promulgué par le roi le 12 septembre. Ce comité dont le principal élément est Claude Allier, prieur de Chambonas, sera le fil rouge reliant le premier rassemblement aux deux autres. Il fait l'amalgame entre les protestants et les patriotes qui accaparent tous les postes et relèguent les catholiques à des fonctions subalternes. Le prieur de Chambonas, catholique et monarchiste, sera un lien avec les princes émigrés. Dès lors, tout rassemblement - que ce soit dans la plaine de Jalès ou dans tout le Royaume - devient illégal, sauf autorisation du Directoire départemental.…